HistoirePolitique

Le procès de Jonhatann Daval : condamné à 25 ans de réclusion criminelle.

L’affaire Jonathann Daval.

L’affaire Daval, meurtre sur conjoint, a beaucoup fait réagir, notamment dû au comportement du meurtrier. Nuit du 28 octobre 2017, à Gray-la-ville en Haute Saone, Jonathann Daval tue sa femme, Alexia. Dans la matinée, il alerte son entourage de son absence, en se montrant inquiet et anxieux et prétend qu’elle a disparu en allant courir. Le corps d’Alexia a été retrouvé dans les bois le 30 octobre 2017, soit 2 jours après, à moitié calciné. Jonathann a donc continué de se cacher derrière un alibi quelque peu incohérent, en accusant parfois même sa belle-famille. Après avoir publiquement pleuré la mort d’Alexia, il a rapidement été suspecté et mis en garde à vue. Il a finalement avoué les faits, après de nombreuses versions : il l’a tuée par strangulation (4/5 min), et plusieurs coups, lésions, et ongles retournés ont été observés. Ainsi, les experts supposent donc une résistance de la part d’Alexia. De plus, l’hypothèse d’une préméditation et d’un viol post-mortem a été soulevée, mais n’a cependant pas été retenue par l’instruction, faute de preuves.

Le procès de Jonathann Daval.

 L’avocat général réclamait donc la réclusion criminelle à perpétuité, à l’ouverture du procès le 16 novembre 2020, à la cour d’assises de Haute-Saône. Jonathann Daval est défini, par la partie civile, comme un manipulateur qui se camoufle derrière un rôle de victime, en accusant Alexia d’être sévère avec lui, notamment à propos de ses problèmes d’érection (celle-ci désirait un enfant). A contrario, la défense affirme que ce crime n’était qu’un accident, et qu’il le regrette. En définitive, Jonathann Daval a été condamné à 25 ans pour homicide par strangulation, et aucune des parties n’a fait appel. La famille de la victime s’exprime soulagée de la peine prononcée, et témoigne sa volonté de tourner la page. 

Cette affaire et ce procès arrivent dans un moment de hausse des signalements pour violences conjugales.

Cette affaire a été très médiatisée, notamment autour de la question du féminicide, terme qui n’est pas employé juridiquement. Les collectifs féministes insistent sur le fait que c’en est un. A l’inverse, l’avocat de Jonathann, Randall Schwerdorffer affirme qu’il s’agit plutôt d’un homicide. Marlène Schiappa exprime publiquement l’idée que lorsqu’un homme tue sa femme, nous devons arrêter de lui trouver des excuses. Dans le cas de l’affaire Daval, il est dit qu’Alexia avait une personnalité écrasante, et laisse donc penser à un homicide involontaire pour Jonathann. Le terme féminicide doit être utilisé dans les médias pour mettre la lumière sur ces femmes victimes. Rappelons qu’en 2019, 146 femmes seraient mortes tuées par leur partenaire ou ex-partenaire. Les violences conjugales sont très régulièrement mises en avant, spécialement lors de la période de confinement de mars à mai 2020. Ce chiffre est en augmentation, ce qui a de quoi alarmer la population française. En effet, une semaine après le début du confinement au mois de mars, Marlène Schiappa alertait déjà sur une possible recrudescence des violences conjugales : une hausse de 32% des signalements avaient été observée en zone de gendarmerie, et 36% dans la zone de la préfecture de police de Paris.

Où trouver de l’aide ? 

Vous trouverez ci-dessous un lien qui rappelle les dispositifs mis en place pour venir en aide aux femmes victimes de violences conjugales. En tant que victime, vous pouvez appeler le numéro du service spécialisé des violences faites aux femmes : le 3919, ou le numéro de l’Association France Victimes : le 116 006. Vous pouvez également utiliser une messagerie instantanée pour contacter la police ou la gendarmerie.

https://www.dossierfamilial.com/actualites/vie-pratique/violences-conjugales-quels-dispositifs-de-protection-durant-le-confinement-871931

Les violences conjugales ne sont pas forcément visibles. Elles peuvent être physiques, mais aussi psychologiques, économiques et sexuelles. Elles ne concernent pas uniquement les couples mariés, mais aussi les violences au sein des couple pacsés, concubins, ou en union libre. 

Amalia Bouzekouk et Douaa Bousrih.

Plus dans :Histoire

0 %