Histoire

Lettre aux instituteurs et institutrices : Retour sur l’histoire de Jean Jaurès !

Professeur de cœur

Jean Jaurès, né en 1859 et mort assassiné le 31 juillet 1914 à l’âge de 54 ans, était un homme politique français. Brillant élève à son collège, il est remarqué par un inspecteur qui lui obtient une place à l’ENS (Ecole Normale Supérieure) où il décroche un diplôme et une agrégation de philosophie. Après ses études, Jean Jaurès devient rapidement professeur dans un lycée puis maître de conférences à la faculté de lettres de l’université de Toulouse. Alors âgé seulement de 26 ans, il entre en politique et devient le député de son département où il reprendra place 3 fois.

Durant les années où il n’est plus député, Jean Jaurès reprend son rôle de professeur et collabore également avec le journal La Dépêche où il rédige en 1888, la fameuse « Lettre aux Instituteurs et Institutrices » parue le 15 janvier 1888 pour marquer l’importance des écoles pour la vie future des citoyens.

La Lettre aux instituteurs et institutrices

Cette lettre a été écrite par Jean Jaurès comme si c’était une lettre d’amour à son métier de professeur mais aussi pour montrer que le but d’un professeur est de construire le futur citoyen, la capacité de la « curiosité illimité » et la mission de l’école dans cette « démocratie libre » qu’est la France. Il insiste beaucoup aussi sur la lecture pour les élèves et l’accès au savoir qui permet, à ces « futurs citoyens », de se créer leurs propres opinions sur le monde qui les entoure !

Lettre aux instituteurs et institutrices dans la Dépêche du 15 janvier 1888

« Vous tenez en vos mains l’intelligence et l’âme des enfants ; vous êtes responsables de la patrie. Les enfants qui vous sont confiés n’auront pas seulement à écrire et à déchiffrer une lettre, à lire une enseigne au coin d’une rue, à faire une addition et une multiplication. Ils sont Français et ils doivent connaître la France, sa géographie et son histoire: son corps et son âme. » Lettre aux instituteurs et institutrices, Jean Jaurès, 1888

Vie politique mouvementée

Très engagé dans la politique de son pays, Jean Jaurès participe à plusieurs grandes grèves ou affaires politiques qui éclatent durant la fin de XIXe siècle telle que la loi de 1905 sur la séparation de l’Etat et de l’Eglise où il était pour mais aussi comme la grande grève des mineurs de Carmaux en 1892 ou encore l’affaire Dreyfus qui éclate en 1898. Dans cette dernière il est, dans un premier temps, du côté des antidreyfusard, puis neutre et enfin dreyfusard depuis la sortie de J’accuse…. ! d’Emile Zola.

Au début du XXe siècle, Jean Jaurès fonde son propre journal intitulé l’Humanité qu’il considérait comme un « quotidien socialiste » et qui existe toujours actuellement !

Contre la guerre

Dans les années 1910, il lutte contre les guerres balkaniques, qui se terminent en 1913. Après l’attentat de Sarajevo en 1914, élément déclencheur de la Première Guerre mondiale, Jean Jaurès lutte une nouvelle fois contre l’arrivée d’une nouvelle guerre en souhaitant la paix entre les grandes puissances.

Durant la soirée du 31 juillet 1914, alors qu’il décide de manger dans un bars avant de s’atteler au travail de l’Humanité, il est abattu par Raoul Villain, un étudiant nationaliste. Jean Jaurès n’est pas réanimé à temps, sa mort est annoncée le soir même.

“Aux grands Hommes la Patrie Reconnaissante”

Aujourd’hui, il repose au Panthéon de Paris aux côtés d’Emile Zola et de Victor Hugo. Des hommages, des statuts et même des établissements scolaires portent aujourd’hui son nom, preuve qu’il a marqué son histoire en tant qu’homme politique français !

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