Art

Tatouage en pandémie.

Artiste tatoueur posant son stencil.

Le tatouage en France

Dans votre entourage, plus ou moins proche, il y a très probablement au moins une personne tatouée, car, selon l’Institut Français d’Opinion Publique, en 2018, 18% des Français étaient tatoués. La même année, entre trois et quatre mille shop de tatouage étaient ouvert en France et 32 000 passionnés se sont réuni à Paris pour le Mondial du Tatouage. Ces chiffres qui ont certainement augmentés depuis, le tatouage étant un art en
pleine démocratisation.
Mais l’année 2020, la pandémie dû à la COVID-19 et ses confinements, ont un impact certain sur ce milieu.
Mais comment ça se passe concrètement ?

Le premier confinement

A l’annonce du premier confinement, les informations concernant les tatoueurs n’étaient pas précisée. C’est grâce au S.N.A.T (Syndicat National des Artistes Tatoueurs), que la situation a été éclairci : les shops de tatouage ont eu l’obligation de fermer leur porte à partir du 15 mars 2020, et ce jusqu’à nouvel ordre.
Pendant ce confinement, les certains artistes ont décidé de faire don de leurs matériels de protection ( gants, masques, etc) au personnel médical ou encore de promouvoir le travail d’artistes, tatoueurs ou non.
Mais financièrement, comment ont-ils tenu ?
La plupart ont mis en vente des tableau, des impression de leurs dessin, mais d’autres ont opté pour une solution contestable : le tatouage sauvage.

Tatouage sauvage

Certains ont proposé à leurs clients de se déplacer à domicile pour continuer leur activité. Sauf que ces pratiques pose problème :
Pendant le confinement il était strictement interdit de sortir sauf en cas de nécessité, l’option “déplacement chez mon tatoueur” ou “déplacement chez un client pour le tatouer” n’était pas disponible sur nos attestation de sorties. Aussi, le point primordial : si le tatouage a été interdit pendant cette période, c’est qu’il subsistait un doute sur les conditions d’hygiène et leurs compatibilité avec le virus. Des conditions d’hygiène pourtant déjà très strictes, sont à respecter dans un salon, il n’est pas envisageable de tatouer sans avoir aseptiser la pièce au préalable.
Des mesures inapplicable dans un lieu de vie. Cette pratique du tatouage sauvage augmente nettement le risque de complications lors d’un tatouage vis-à-vis de l’hygiène.
Mais également, des amateurs peuvent prendre le risque de se tatouer eux-mêmes ou leurs proches, ce qui les expose à des risques aussi bien esthétiques que sanitaires.

Le déconfinement

Durant le confinement, le S.N.A.T a rédigé un protocole strictes pour réduire au minimum les risques de contamination en salon. Soumis au Ministère de la Santé, et accepté, le 11 mai, les salons ont réouverts.
Certains artistes tatoueurs ont pris la décision de passer en “salon privé”, c’est-à-dire qu’il n’était pas possible de rentrer dans salon sans avoir pris un rendez-vous au préalable, ni d’être accompagné lors du tatouage, limitant drastiquement le nombre de personne dans le salon.
Les rassemblements de tatoueurs ou encore les guest, c’est-à-dire se rendre dans un autre salon pour tatouer des nouveaux clients, à restaient compliqué, même impossible à l’étranger. Mais il était possible de pratiquer leur activité professionnel, et donc de vivre.

Protocole “Covid-19” proposé par le S.N.A.T.

Le reconfinement

Après une période de retour progressif à la normale, une seconde vague de contamination touche la France, amenant à un second confinement. Seulement, aucune annonce n’est faite concernant le tatouage, en tout cas pas immédiatement, l’espoir existe.
Malheureusement pour eux, non, les salons de tatouages sont de nouveau obligés de fermer boutique à compter du 30 octobre 2020. Le S.N.A.T a commencé une lutte pour la réouverture des salons avec des règles
strictes. Des messages ont été envoyé au Premier Ministre, aux Ministère de la Culture, de la Santé ainsi qu’à celui de l’Economie. Pour l’instant sans réponse, la lutte continue. Les tatoueurs restent sur le qui-vive.

Au milieu de libraires, de coiffeurs ou d’autres petits commerces, les tatoueurs sont
victime de la pandémie actuelle et ne peuvent plus exercer. Quel sera leur avenir
comment vivent-ils cette situation ?
C’est ce que vous aurez l’occasion de découvrir dans un prochain article, où nous
donnerons la parole aux artistes tatoueurs pour nous expliquer leur quotidien en
pandémie.

Sources :

Plus dans :Art

0 %